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Il faudra des guerriers !


Pourtant deux fois en tête durant la partie et en supériorité numérique durant la seconde période, le Stade Brestois a concédé une nouvelle défaite en se faisant crucifier dans les dernières minutes par Nice (3-2). Ce revers le laisse plus que jamais sous la menace des poursuivants et il faudra donc, dans le meilleur des cas, attendre encore au moins une semaine pour valider le maintien en Ligue 1.

 

C’est l’histoire d’un match qui n’aurait jamais dû filer entre les doigts du Stade Brestois 29. Quand toutes les étoiles sont ainsi alignées et donnent l’occasion d’assurer définitivement un maintien le jour-même, il faut savoir saisir la chance… ou s’en mordre longtemps les doigts. C’est vers la deuxième option que les Ty-Zefs se sont dirigés ce dimanche à l’Allianz Riviera, ajoutant encore, s’il y en avait besoin, davantage de pression sur les deux dernières rencontres de la saison. Les joueurs d’Olivier Dall’Oglio ont longtemps cru tenir le bon bout, étaient même virtuellement maintenus à la pause en menant au score pendant que Montpellier dominait Strasbourg, mais tout a foutu le camp au cours d’un second acte hyper frustrant.

 

 

 

Quinze jours après un succès précieux à Saint-Étienne, on a longtemps cru que le salut définitif viendrait d’une nouvelle performance à l’extérieur, là où ironiquement les difficultés étaient les plus importantes depuis le mois d’août. Mais même en marquant à deux reprises hors de leurs bases, les Ty-Zefs se sont tirés une balle dans le pied en se montrant aussi permissifs que naïfs face notamment aux inspirations d’Alexis Claude-Maurice, auteur de trois passes décisives. Les trois réalisations des Aiglons auront quasiment toutes été des copies conformes écrites sur des bases très simples : un centre en retrait et une présence efficace à la réception. Pour n’avoir pas retenu la leçon au fil des minutes, les Brestois ont donc presque offert à l’OGCN un succès qu’il aurait eu pas mal de difficultés à imaginer à une demi-heure du coup de sifflet final.

 

 

 

Car le SB29 a joué en supériorité numérique pendant quarante bonnes minutes et l’expulsion de Lees-Melou, suite à une semelle sur le genou de Gautier Larsonneur (52e), était intervenue au pire moment pour des Niçois déjà menés au score. Ce carton rouge n’a pas eu les effets escomptés avec des Brestois incapables d’en profiter et des Azuréens profitant d’un supplément d’âme pour compenser ce qu’ils considéraient comme une injustice. Visuellement, le handicap du Gym n’a jamais été flagrant, la qualité technique et la hargne lui assurant une supériorité dans le jeu. Les regrets brestois viendront donc en grande partie du fait qu’ils avaient su par deux fois prendre l’ascendant grâce à un doublé très propre de la tête de Steve Mounié (4e ; 43e). Les Ty-Zefs ont pourtant bien eu la balle de match sur une offensive de Romain Perraud qui ne trouvait pas le cadre au bout de sa course (56e). Peut-être le tournant du match car quelques minutes plus tard, Boudaoui égalisait sur un centre de Claude-Maurice (2-2, 61e), le même qui avait permis à Lopes de déjà recoller au score en première période (1-1, 38e). Le début d’une dernière demi-heure qui allait donc s’avérait fatal avec ce nouveau centre en retrait de ACM pour Kamara cette fois (3-2, 89e).

 

Le Stade Brestois devra donc attendre encore au moins une semaine pour éventuellement valider son maintien dans l’élite. Il faudra pour cela aller chercher quelque chose à Montpellier et cela serait probablement une très bonne idée car pour la clôture de la saison, c’est à un PSG encore en lice pour le titre qu’il faudra se frotter. Il faudra des guerriers !