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14.12.19 | Larso et les poteaux

Le Stade Brestois est toujours très compliqué à battre à domicile et face à Nice, il a une nouvelle fois montré sa solidité dans son antre de la Route de Quimper. Mais les Ty-Zefs auraient aussi pu remporter une rencontre qu’ils ont finalement conclue sur un 0-0, la faute aux barres transversales et à Gautier Larsonneur. Un bon point ? Peut-être. Un bon match ? Sûrement.

À la mi-temps des rencontres à Le Blé, des supporters tirés au sort cherchent à frapper la barre pour repartir avec un cadeau. Si le candidat du jour n’a pas réussi sa mission, il a dû, comme le reste du stade rager devant les deux transversales touchées par les Brestois lors de cette rencontre. Au final, ni le scooter mis en jeu, ni les trois points de la victoire n’ont trouvé preneur en ce samedi très venteux. Car outre les 22 acteurs et un coach champion du monde et d’Europe sur le banc niçois, Patirck Vieira, la star du jour était la météo. Si les coups de zef étaient moins forts que durant la semaine, les rafales et les tourbillons, agrémentés de sacrées sauces par moments, ont bien gêné les gestes techniques des deux formations.


Pourtant, c’est un match très ouvert, rythmé et agréable à suivre que le Stade Brestois et l’OGC Nice ont offert à l’assistance de Le Blé.
Pas de vainqueur au final et il est difficile de considérer, d’un côté comme de l’autre, s’il s’agit là d’un bon point ou pas. « On est gourmands, on espérait forcément mieux », lâchait après les débats Olivier Dall’Oglio. Pas dit que son homologue n’ait pas eu la même analyse. Les deux équipes ont beaucoup tenté et si Brest peut donc en vouloir à cette foutue barre transversale, les Aiglons pestent sans doute encore sur la forme olympique que tient Gautier Larsonneur en ce moment.

On ne compte plus les prestations majuscules pondues par le Conquétois depuis le début de la saison et le danger serait de banaliser ses performances. Face à Nice, il a encore été impeccable, montrant de l’assurance au pied comme dans ses sorties, et surtout alignant encore des arrêts de grande classe devant les fins artilleurs de l’OGCN. C’est surtout après le repos que le Stade Brestois a subi les offensives niçoises mais ni Claude-Maurice (51e, 70e), ni Lees-Melou (52e, 64e) ne sont parvenus à tromper la vigilance du « mur de l’Atlantique » qui avait déjà pu se chauffer dès l’entame sur une grosse tentative de Cyprien (2e).


Avant la pause, on avait davantage vu des Ty-Zefs entreprenants mais tombant eux aussi sur un Benitez inspiré dans sa cage. Ainsi Irvin Cardona voyait sa puissante reprise repoussée par le portier du Gym (25e) dont la sortie quelques minutes plus tard devant lui préservait encore le résultat (41e). Le remuant Cardona avait aussi eu le temps d’offrir un superbe centre en retrait pour Gaëtan Charbonnier qui voyait sa reprise s’envoler (33e). Le meilleur buteur de la saison dernière en Domino’s Ligue 2 allait également chercher un penalty qu’il envoyait sur la barre (35e). L’attaquant du SB29 ne vit pas la meilleure période de sa carrière mais comme son apport sur le terrain reste primordial, la confiance finira bien par revenir. « On sait qu’il a les capacités pour marquer. Il a mon entière confiance et celle du groupe, ne tardait d’ailleurs pas à préciser Olivier Dall’Oglio en conférence de presse. Il a pris ses responsabilités, la prochaine fois il la mettra au fond. Ça fait partie des aléas d'une saison ».

Les joueurs offensifs pas en réussite des deux côtés, on se dirigeait « tranquillement » vers un 0-0 mais comme ces Brestois ont de la ressource, ils allaient pousser encore un peu plus dans le dernier quart d’heure et mettre la pression sur une équipe niçoise qui ne procédait plus qu’en contres. Mais sur un ultime corner, Dénys Bain, entré à la pause et très bon défensivement, s’élevait plus haut et catapultait sa tête…sur la barre ! (94e). L’histoire de la soirée.


(crédit photos : O.Stephan)