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21.02.20 | Ils ne l'ont pas volé !

Le Stade Brestois, pourtant mené 2-0 à Nice, est parvenu à revenir face aux Aiglons pour décrocher un très bon point sur la pelouse de l’Allianz Riviera (2-2). Grâce à ce résultat obtenu avec un bon mental et une vraie discipline, les Ty-Zefs poussent leur série d’invincibilité à quatre matches avant de recevoir un concurrent direct à Le Blé samedi, le SCO Angers.

C’est ce qu’on peut appeler un vrai progrès. Très souvent en grande difficulté à l’extérieur lors de la première partie de saison, le Stade Brestois montre en 2020 une évolution positive dans ce secteur. Si l’on excepte un accident à Dijon au début du mois, il a ainsi gagné à Toulouse et pris deux bons points chez de solides outsiders pour l’Europe, Rennes et Nice. Avec la belle forme également entretenue à Le Blé, les Ty-Zefs avancent donc sérieusement vers leur objectif de maintien. Au soir de cette 26e journée, c’est ainsi 34 points que les joueurs d’Olivier Dall’Oglio comptabilisent, de quoi aborder sereinement le derniers tiers du championnat.


Car en plus de ces précieuses unités engrangées, c’est la qualité du jeu finistérien qui est à souligner. Sur la Côte d’Azur, les Brestois se sont ainsi montrés plus à l’aise que leurs hôtes pour conserver le ballon et enchaîner les phases de possession. Ils pourront nourrir des regrets en revisionnant les images des deux réalisations niçoises, intervenues en contre. Sans ce froid réalisme des Aiglons, matérialisé par le Danois Dolberg, passeur décisif et buteur, le destin du SB29 sur cette rencontre aurait sans doute pris une toute autre direction.
Mais comme on ne refait pas l’histoire, il a fallu aux Brestois s’adapter à cette donne et tout le mérite leur en revient. Sans baisser les bras, là où certains auraient certainement jeté l’éponge, ils sont petit à petit revenus dans le match et totalement relancé la partie juste avant la pause par Samuel Grandsir. Le joueur prêté par Monaco, rival historique de l’OGCN, a également été à l’origine de l’égalisation. Dans tous les bons coups donc ! Lui qui a longtemps dû patienter sur le banc avant la trêve symbolise la richesse de l’effectif dont dispose Olivier Dall’Oglio. Le retour très prochain de Diallo lui apportera d’ailleurs encore une solution supplémentaire au milieu de terrain.
 
À Nice donc, le Stade Brestois est tombé sur une formation azuréenne très efficace sur le peu de situations qu’elle a su se procurer durant les 45 premières minutes. Si la tête de Danilo, bien repoussée par Larsonneur, était avertissement sérieux (11e), la deuxième tentative allait être la bonne avec à l’initiative Claide-Maurice qui trouvait Dolberg en retrait. La frappe du Scandinave était manquée mais trouvait Ounas tout seul au second poteau qui n’avait qu’à pousser dans le but vide (1-0, 23e). Le break allait être réalisé sur un modèle de contre-attaque de l’OGCN alors que les Brestois campaient dans la zone adverse. Dolberg, dos au but, décalait parfaitement Ounas qui le retrouvait pour une frappe au premier poteau qui trompait Larsonneur (2-0, 33e).


On n’avait alors pas vu grand-chose de Nice mais le score était là. Si les Brestois ont eu une très bonne idée lors de cette rencontre, c’est peut-être celle d’être parvenus à réduire l’écart juste avant la pause. Une terrible accélération de Duverne parti de son camp était la rampe de lancement pour Perraud sur la gauche qui adressait un centre dans la surface. La reprise de Court trouvait Benitez mais le portier du Gym ne parvenait qu’à repousser sur Grandsir à l’affût (2-1, 45e). Un but qui relançait la rencontre et ce n’est pas le début de seconde période qui allait prouver le contraire. Dès la 53e minute, Grandsir, dans la surface frappait et son ballon était ainsi contré par Danilo puis Dante pour un but gag mais pas spécialement volé (2-2).

Cette égalisation allait entamer la confiance niçoise et la fébrilité montrée par le collectif de Patrick Vieira sautait aux yeux, comme cette séquence de possession de deux minutes dans le camp des Aiglons, uniquement stoppée par une vilaine faute de Nsoki sur Court (60e). Il y avait sûrement quelque chose à faire et c’est Duverne qui prenait ses responsabilités à l’entrée de la surface suite à un coup franc de Battocchio mal dégagé. Sa frappe enroulée passait de peu à côté… (61e) Quelques minutes plus tard, en contre, Charbonnier adressait une merveilleuse passe à l’opposé à Grandsir qui prenait tout le monde de vitesse. Il manquait alors seulement quelques centimètres à Cardona pour reprendre le ballon devant le but (66e).
La chance était passée pour les Brestois mais les Niçois ne se montraient pas plus précis pour terminer leurs actions comme Myziane (76e) ou l’excellent Lees-Melou (68e). Finalement tout ce petit monde allait se séparer sur un nul qui fait davantage les affaires des Ty-Zefs. En continuant à avancer comme cela, le maintien ne sera bientôt plus un rêve mais une réalité.


(crédit photos : OGC Nice)