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23.11.19 | Un point mais de l’enthousiasme

Dans un match qu’ils ont su emballer après avoir été menés au score, les Ty-Zefs ont empêché Nantes de s’imposer samedi soir à Le Blé (1-1). Et surtout évité une troisième défaite d’affilée. Pas si mal !

Cruellement battus par le PSG avant la trêve internationale de novembre, le Stade Brestois 29 reprenait le championnat par un nouveau match à domicile lors de cette 14e journée. Toujours bon à prendre, même si l’adversaire du soir avait de quoi inquiéter les supporters locaux. Privé de sa charnière centrale (Pallois-Girotto), le coach Nantais Christian Gourcuff espérait toutefois vaincre dans son département d’origine, ne serait-ce que pour redonner de l’élan à son équipe, en perte de vitesse depuis un mois après un début de saison canon. Côté brestois, les absents étaient nombreux en milieu de terrain (Battocchio, Belkebla, Court, Lasne), offrant au jeune Hianga’a Mbock sa première titularisation en L1.


Dans une ambiance de derby breton, en dépit d’une tribune visiteurs fermée, la partie démarrait sous la pluie. Les Canaris prenaient un léger ascendant lors de ces minutes initiales, que Simons, au terme d’un joli numéro côté gauche, aurait pu concrétiser sans une intervention autoritaire de Larsonneur (6e). Si Autret répliquait d’une frappe axiale bien captée par Lafont (10e), l’emprise ligérienne se confirmait par la suite. D’abord sur un tir signé Louza qui tapait la barre (13e), puis sur une frappe lointaine et puissante de Touré que Larsonneur repoussait avec difficulté (16e). Sans démériter, les Finistériens se heurtaient à un bloc bien organisé et adepte du pressing haut. À force de revenir devant la surface brestoise, le ballon finissait par trouver le chemin des filets. De façon un peu heureuse, certes, puisque l’attaquant Coulibaly déviait involontairement du talon un centre contré pour venir toucher le poteau avant de rentrer (0-1, 31e).

Ce coup du sort avait le mérite de réveiller les ardeurs des Ty-Zefs, encouragés de plus belle par 15 000 supporters. La fin de première période était entièrement acquise à leur cause. Avec un soupçon de réussite, Grandsir serait arrivé à temps au second poteau pour reprendre victorieusement une astucieuse déviation de Cardona aux six mètres (37e). Juste avant la pause, Mbock décochait une lourde frappe contrée in extremis par un défenseur nantais (45e). Il fallait patienter.

Dès le retour des vestiaires, la pression s’intensifiait sur la cage des Canaris, contraints de laisser leur hôte diriger la manoeuvre. Le sort de la rencontre aurait pourtant pu être scellé avant l’heure de jeu : sur un centre de Traoré, Coulibaly, seul face au but, ajustait sa tête pour tromper Larsonneur, mais ce dernier réussissait un arrêt extraordinaire sur sa ligne (55e). Ouf !


Avec l’entrée de Mendy à la place de Grandsir (56e), coach Dall’Oglio optait pour une formule encore plus offensive. L’égalisation était toute proche lorsque Charbonnier voyait son tir dévié sur le poteau par Lafont (64e), puis sur un centre rasant d’Autret dévié au ras du poteau par un défenseur (65e). Si certains craignaient déjà que ce temps fort n’aboutisse pas, Irvin Cardona allait leur donner tort. L’ex-Monégasque se faufilait entre plusieurs Nantais côté gauche, à l’entrée de la surface. Mais plutôt que de centrer, il visait le cadre et surprenait Lafont, loin de son poteau (1-1, 68e). Un geste audacieux qui venait justement récompenser les efforts des Rouge et Blanc pour revenir dans cette partie.

Il restait encore vingt bonnes minutes pour espérer mieux. En contre-attaque, Coulibaly gâchait une belle opportunité de redonner l’avantage aux siens face au but (74e). L’ultime quart d’heure était majoritairement à l’avantage des Brestois, qui se créaient de nouvelles opportunités : une frappe de Mendy au-dessus (76e), un duel Cardona-Lafont cette fois remporté par le gardien du FCNA (80e), ou encore une frappe trop croisée d’Autret (90e). Mais le score n’évoluait plus jusqu’au coup de sifflet final.

Dans ce match assez spectaculaire, le partage des points était finalement plutôt justifié. Le SB29 devait en tout cas s’en contenter pour repartir sur une dynamique de résultats positifs. « C’était un jeu assez ouvert, reconnaissait Olivier Dall’Oglio en conférence de presse. On n’a pas été performants sur la première, c’était plus animé ensuite.» Sur le plan comptable, l’opération n’est ni profitable ni préjudiciable (14e avec 18 points) et il faudra miser sur un gros coup au Vélodrome, vendredi prochain, pour remonter en milieu de classement.


(crédit photos : G. Le Roux/sb29.bzh)