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28.09.19 | Il y a des soirs comme ça…

Le Stade Brestois à passé un sale moment en principauté ce samedi. Lourdement défaits par des Monégasques retrouvés (4-1), les Ty-Zefs ont en plus dû déplorer deux blessures dans leurs rangs, une pour Mathias Autret (cheville) et l’autre pour Gautier Larsonneur (œil). Coup d’arrêt donc pour les hommes d’Olivier Dall’Oglio qui auront pour mission de relever la tête le plus rapidement possible.

Au fil des matches, les Brestois, pour leur retour en Ligue 1 Conforama, avaient gagné la réputation d’être durs à battre et les nuls face à Rennes (0-0), Bordeaux (2-2) et Lyon (2-2) étaient là pour le confirmer. Ce samedi, face à Monaco, cette impression de solidité n’a jamais vraiment existé et le collectif finistérien s’est vite montré dépassé et dominé par une équipe monégasque qui n’est de toute évidence plus la même qu’il y deux ou trois semaines. Autour d’un Slimani encombrant pour la défense et brillant à la passe, la formation du Rocher ne fait plus partie du même championnat que le SB29, comme le soulignait déjà avant la rencontre l’entraîneur Olivier Dall’Oglio.


Pour battre cette ASM, il aurait fallu au Stade Brestois évoluer quelques crans au-dessus de la prestation proposée et ce ne fut pas le cas. « On ne méritait pas de gagner, c’est le moins que l’on puisse dire, lâchait ODO en conférence de presse. On a manqué de solidité à tous les niveaux. On a laissé les Monégasques jouer et on leur a donné confiance. Leurs individualités sont fortes. Ils ont des joueurs qui perdent peu le ballon et vont très vite ».

Ce que le technicien brestois n’a pas oublié de préciser non plus concernait les deux sorties sur blessure de Mathias Autret et Gautier Larsonneur. Touchés respectivement à la cheville et à l’œil, les deux coéquipiers ont, malgré eux, presque mis au chômage technique leur entraîneur qui n’a plus eu qu’un seul changement réellement voulu à effectuer. Les raisons de repartir de Louis II la tête basse étaient donc malheureusement nombreuses.


Très tôt dans la partie, il fut assez aisé de comprendre que la soirée n’allait pas être aussi douce que la température sur le Rocher en ce début d’automne. Vifs et tranchants, les Monégasques commençaient à se trouver très rapidement. Les poisons avaient pour nom Gelson Martins, Slimani ou Ben Yedder et semaient le désordre dans l’arrière-garde brestoise dès les premières minutes. Badiashile à côté (6e), Slimani (10e) et Ben Yedder (13e, 20e) sur Larsonneur plaçaient déjà des banderilles. Le premier tournant intervenait quelques instants plus tard quand Autret, touché sur un mauvais tacle de Ballo-Touré au quart d’heure de jeu, devait céder sa place à Alexandre Mendy. Le choc avait été rude et le défenseur monégasque s’en sortait avec un carton jaune généreux.

Suite à ce temps mort, Monaco remettait vite les gaz et trouvait logiquement l’ouverture par Ben Yedder après un travail de Gelson Martins et un relais de Slimani (1-0, 27e). Le second tournant aurait pu être ce départ de Gaëtan Charbonnier à la limite du hors jeu mais l’attaquant brestois voyait sa frappe s’envoler au moment d’affronter Lecomte (33e). À la pause, il n’y avait rien d’illogique à voir les locaux mener au score (1-0, 45e).


Au retour des vestiaires, le premier événement était encore négatif côté brestois avec une sortie de Larsonneur dans les pieds de Bakayoko et un ballon malheureux que le portier du Conquet prenait dans l’œil. Resté quelques instants sur la pelouse après l’incident, il devait finalement se résoudre à être remplacé par Donovan Léon (58e). Encore une fois, après ce coup dur, le deuxième effet kiss cool arrivait dans la foulée avec une faute dans la surface du gardien brestois sur Ben Yedder. Slimani transformait le penalty (2-0, 61e). Deux arrêts de Léon repoussaient ensuite l’échéance (68e ; 69e) mais Slimani, dans tous les bons coups, lançait parfaitement Gelson Martins qui grillait la politesse à toute la défense brestoise pour aller inscrire le troisième but (3-0, 73e).

Dans le brouillard, un éclair – et quel éclair ! – venait illuminer la triste soirée brestoise. Sur la droite, Julien Faussurier centrait pour Alexandre Mendy qui réalisait une magnifique reprise de volée en pleine course pour adoucir la note (3-1, 77e). Mais il était dit que le calvaire s’étirerait jusqu’au bout et Slimani terminait donc son chantier par une offrande pleine axe pour Baldé qui devançait Léon (4-1, 90e).
Au final, comme face à Nîmes un mois auparavant, les Brestois ont regagné leurs terres avec des bagages bien lourds. La venue de Metz samedi à Le Blé pourrait être une belle occasion de se relancer et de faire en sorte que ce gros revers ne laisse pas trop de traces dans les têtes.


(crédit photos : G. Le Roux/sb29.bzh)