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La victoire qu’il fallait

Après deux revers et beaucoup de buts encaissés, le Stade Brestois a remis les pendules à l’heure en offrant sur la pelouse de Dijon une prestation très convaincante ponctuée d’une victoire 2-0 qui aurait pu être bien plus large avec un peu plus d’efficacité devant la cage de Gomis. Face à un concurrent direct pour le maintien et à une semaine d’accueillir le FC Lorient pour le derby, ces trois points font un bien fou au collectif d’Olivier Dall’Oglio.

 

Ils étaient attendus au tournant. Après une déroute à Nîmes en ouverture et une « défaite encourageante » face à Marseille, les Ty-Zefs avaient absolument besoin de points pour lancer leur saison. Historiquement, le déplacement à Dijon n’avait rien pour rassurer le SB29, qui n’y avait plus gagné depuis 2009, mais les choses ont tourné à merveille pour les Finistériens.

Il y avait pourtant eu quelques signaux négatifs durant la première demi-heure avec les blessures de Ronaël Pierre-Gabriel et Haris Belkebla, contraints de sortir et remplacés par Julien Faussurier et Cristian Battocchio. On avait aussi vu quelques mouvements dijonnais mettant en danger l’arrière-garde brestoise guidée par une charnière inédire Christophe Hérelle – JK Duverne. Les frappes de Ndong (13e) et Philippe (32e) auraient peut-être mérité un autre sort pour les locaux mais Gautier Larsonneur avait été à chaque fois impeccable.

 

De l’autre côté du terrain, le Stade Brestois étrennait pour la première fois son nouvel attaquant Steve Mounié, arrivé dans la semaine et déjà titulaire. Puissant, à l’aise dos au but, intelligent dans les remises, il a fait du bien à la ligne d’attaque ty-zef et a su combiner notamment avec Gaëtan Charbonnier. Si Romain Faivre s’était essayé à deux reprises sans succès, que Battocchio avait tenté de jouer finement un coup franc sans plus de réussite, c’était Romain Perraud qui débloquait le compteur brestois au bout d’un contre. Sa frappe rasante à l’angle de la surface trouvait le petit filet de Gomis et permettait aux hommes d’ODO de prendre les commandes (0-1, 42e).

 

Dans ce contexte et face à une équipe qui avait elle aussi perdu ses deux premières rencontres de la saison, il fallait sans doute s’attendre à une réaction bourguignonne. Qui ne vint pour ainsi dire pas vraiment. La faute à des Bretons continuant à jouer vers l’avant et sans doute aussi à l’expulsion d’Assalé, le nouvel attaquant du DFCO, débarqué quelques jours auparavant, entré à la mi-temps et expulsé… 9 minutes plus tard pour une vilaine faute sur Duverne. Le SB29 s’était donné une chance auparavant de creuser l’écart sur une frappe de Battocchio, finalement au-dessus (51e), puis sur un centre de Charbonnier que Mounié reprenait aux six mètres pour un bel arrêt de Gomis (53e).

 

Charbo remettait ça dans le rôle du finisseur cette fois quelques instants plus tard avec une tête puissante sur corner, sortie par Gomis (60e). Le gardien dijonnais n’avait en revanche pas à s’employer sur une reprise de Faivre non cadrée suite à un excellent travail d’Ibrahima Diallo (62e). Manquant d’efficacité, le SB29 restait tout de même à portée de fusil des Dijonnais qui allaient faire passer un frisson énorme dans le camp brestois dans les arrêts de jeu quand Ecuele-Manga envoyait sur la barre une reprise suite à un mauvais dégagement de la défense (90e+4). Il restait alors quelques secondes pour coiffer ce succès d’un superbe deuxième but. Sur un centre de Perraud, Irvin Cardona reprenait le ballon en ciseau au second poteau et ouvrait son compteur cette saison (0-2, 90e+5).
De quoi clôturer de la plus belle des manières une rencontre aboutie, convaincante avec au bout une victoire amplement méritée. Place maintenant au derby !

Photos : DFCO

 

 

13 sept. 2020